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02/03/2010

Je vous en avais déjà parlé, le festival les femmes s'en mêlent revient à la fin du mois et cela jusqu'à avril. L'occasion de découvrir les artistes féminines de demain. Et la cerise sur le gateau, c'est que c'est partout en France.



17/01/2010

Le chant des sirènes

Il est presque inutile de présenter le désormais culte festival Les Femmes s'en mêlent où chaque année réserve son lot de sensations musicales. D'artistes confirmées à de jeunes inconnues, le festival revient encore une fois avec une programmation délicieusement succulente (oui rien que ça).

Mais avant de goûter aux joies des concerts du printemps (du 18 mars au 3 avril), une soirée de mise en bouche est organisée le 29 janvier prochain à la Maroquinerie (Paris). En attendant les Femmes s'en mêlent propose trois artistes :

Thao with the get down stay down : Je vous ai parlé d'elle il y a peu via sa collaboration avec le Portland Cello Project. Une des dernières occasions de la voir en France avant le début de sa tournée américaine. On aurait tort de s'en priver.




Sydney Wayser
: Petite américaine aux cheveux longs et aux joues roses, Sydney Wayser pourrait être la cousine moins fofolle de Regina Spektor. C'est un peu mélancolique, un peu cotonneux.





Basia Bulat : Je l'avais découvert au moment de son premier album à base de ukélélé. Elle revient cette année avec un nouvel opus intitulé Heart of my Town. Le Canada n'a pas finit de nous apporter de jolies choses.






20/09/2009

En règle générale je ne chronique pas les FolkAdHoc sessions. Non pas qu'elles soient mauvaises mais va t-en raconter l'émotion ressentie à un concert de Thee Stranded Horse (c'était il y a longtemps, remarque que j'en ai jamais parlé) par exemple. Je peine pour ma part. N'empêche que cette fois ci j'aurai aimé pouvoir en dire un petit quelque chose parce que mon oeil droit s'est mis à pleurer sans que je ne m'en rende compte, parce que j'étais toute petite sur ma banquette à observer ce grand bonhomme à barbe qu'est David Thomas Broughton pendant qu'il effectuait ses drôles de mouvements. Parce que ça m'a fouttu les poils comme rarement.






08/05/2009

J'en avais presque oublié que j'avais encore deux concerts à chroniquer.

PJ HARVEY & JOHN PARISH @ SHEPHERD'S BUSH EMPIRE LONDON



Je crois qu''il va falloir être clair tout de suite, PJ Harvey à Londres c'est juste impossible de te le raconter. C'était à vivre sur le moment, pas de chance. Ce petit bout de femme à mon respect éternel. Je me souviens du petit jeu dans Rockn'folk, "être rock en ... c'est...". Etre rock en 2009 c'est voir PJ Harvey en concert je crois. C'est même pas original à dire mais c'est cruellement vrai. Elle était là avec sa robe nuisette noire, ses bras trop longs comme ceux d'un gibon, ses pas de danse râté, pieds nus, le cheveu ondulé. Elle remerciait tout le monde, regardait son comparse John Parish le regard pétillant d'admiration. Tout le monde l'écoutait quasi religieusement. C'était beau, très beau. Un moment gravé dans ma mémoire de petite idiote de 19ans. Alors après les Karen O' et compagnie sont peut être des monstres de scène, mais PJ Harvey est leur mère à toutes. Quand elles auront 40 ans on en reparlera niveau intégrité musicale et présence.
J'incline ma frange. Désolée de ne pas pouvoir en dire plus. Quand c'est parfait c'est finalement dur de trouver les mots.

PETER DOHERTY @ THE PROUD GALLERIES LONDON



Par contre quand c'est très mauvais on y arrive plutôt bien. Dernier concert londonien et pas des moindres, Peter Doherty à la Proud Galleries(des anciens boxs à chevaux transformés en gallerie d'art/bar).
Comment te dire? Je vais éviter de raconter les détails inintéréssants comme la dame pipi qui distribue des bracelets lumineux ou le match de foot.

Deux heures d'attente, pas de signe de Peter. On commence à baliser et puis voilà qu'on nous laisse entre dans une salle minuscule avec une scène digne des showcases organisés par la fnac. Placée devant le micro au deuxième rang je me dis "bingo hans" quitte à partir passer la première chanson pour des raisons de sécurité.
Je passe la première partie, The Vault, très mauvais très prétentieux, têtes de cochons. Incompréhension face à l'euphorie des anglais pour leur musique. On mettra ça sur le compte de l'alcool bu pendant l'attente.
Puis Peter arrive. Peter c'est finalement triste de voir à quel point il joue le jeu du mec déglingué. Pantalon se fermant avec une épingle à nourrice, tâches dessus, air totalement absent, un sentiment de non envie d'être présent. Les gens étaient comme fous. Je me disais qu'en voyant Peter là bas en Angleterre j'avais plus de chance d'échapper aux groupies insuportables. Erreur. Y'a même eu baston pour te dire comment c'était.
Une mauvaise ambiance au possible. Les gens se croyaient à une soirée karaoké avec leur bon vieux poto Doherty. Ben ouais mais Peter il a beau avoir la même nationnalité que vous, ça n'en reste pas moins un "artiste" donc toi petit public tu fermes ta bouche pendant qu'il chante. Si j'étais douée en anglais je l'aurais dit. Parce que le côté la foule reprend du début à la fin (je déconne pas) toutes les chansons en criant c'est juste pas possible. Pourtant musicalement Doherty n'était pas si mauvais voire même bon. Il n' y croyait pas trop mais il enchainait ses morceaux comme il faut. Des Libertines, aux Babyshambles en passant un peu quand même par son album solo (le but normalement). On a même eu le droit à deux danseuses étoiles qui faisaient leur petit numéro à côté de lui. Une petite heure de concert. Déception au rendez vous.
Finalement c'est assez triste de voir la presse s'éfforcée de redonner ses lettres de noblesses à Doherty et de voir un public aussi peu respectueux surement persuadé de montrer de la meilleure façon qu'il soit son "amour" pour lui. Voir des femmes de 40 ans lui donner des dessins le représentant ou une petite nana lui passant un message lui demandant de venir jouer dans son blaide paumé ça me donne juste envie de dire merde un peu vulgairement.




28/04/2009

En cinq jours à Londres, trois concerts diamètralement opposés. Pas simple à raconter ma mémoire flanche déjà mais je vais faire ce que je peux.

BAT FOR LASHES 19/04 @ Shepherds Bush Empire London


Ne mentons pas, Bat For Lashes était loin d'être mon artiste préférée même si elle a une jolie frange et que what's a girl to do est ma sonnerie de portable. Je me disais "ouais pourquoi pas on verra bien" avec une moue peu convaincue. Preuve en est j'ai l'album Two Suns depuis près de deux mois à la maison et je ne l'ai écouté qu'une seule fois alors que l'ouragan médiatique autour de sa sortie ravage tout sur son passage.
Ben oui mais moi non en fait.

Bref, on arrive ma soeur et moi dans cet ancien théâtre, c'est tout beau avec des moulures, des balcons, trois bars et tout et tout. Coup du destin on se retrouve au deuxième rang même pas compressées à d'autres personnes et à même pas un mètre des musiciens. Place qui comporte aussi ces désavantages comme, être très près de la première partie à savoir School of Seven Bells et donc se sentir un peu mal quand on n'applaudit pas tellement c'est mauvais mais que tout le monde te voit. La presse anglaise semble raffoler de ce groupe pour ma part je dirais juste que j'ai fait deux micros siestes ce qui veut bien dire ce que j'en ai pensé. Si j'étais méchante (ben tiens je vais l'être), la chanteuse est naine avec la voix des filles de The Corrs (tu sais ce groupe irlandais made in 90) et que le mec est encore bouffé par l'acné. Pas de jeu de scène, parce que non décidemment bouger les épaules ça n'est pas un jeu de scène. Aucune présence rien, bref caca.


Le temps semblait bien long avant l'arrivée de Bat For Lashes. Puis voilà Natasha qui rentre en combi satinée avec une petite colerette en tulle accompagnée de son groupe. Toute souriante ravissante. Le concert commence par Glass premier morceau du dernier album. Petite peur de son pourri et puis non en fait, sa voix est claire parfaite, absolument pas dévorée par les instruments. Après je peux difficilement décrire le concert morceau par morceau. Juste une impression d'ondes positives. Pas forcément mystique mais très "bon". Le sourire accroché au visage. De l'émotion sur Moon and Moon, des petis bonds sur what's a girl to do ou encore pearl's dream en mode electro shake your booty. Une sorte d'aura lumineuse sur Daniel (joué deux fois). Les gens portant des masques dans la salle. Un truc un peu surréaliste mais à la fois simple. Un concert bien loin de l'ennui que j'avais parfois ressenti en écoutant les albums.


01/12/2008

Ratatat @ La Cave aux Poètes

Ratatat c'est un peu la musique de ma vie. La parfaite bande son pour tout ce que tu dois faire dans une journée. Mais Ratatat je croyais que ça resterait le groupe que je ne pourrais jamais voir à moins de me lancer dans un festival uber cher. Pantiero pour te dire. Tu regardes les vidéos, la masse de gens les bras en l'air tu jalouses à mort. Et puis toi tu te rammènes et tu vas les voir dans une cave et là tu te dis "MOUARF MOUARF MOUARF".

Mercredi dernier donc, Ratatat à la Cave aux Poètes à Roubaix. Entreprise périlleuse pour y aller mais lieu atypique. Dans une sorte d'impasse, des batiments en briques rouges, un petit escalier, hop tu arrives, tu expliques tu as gagné des places blah blah blah, tu crois un Ratatat tout en barbe et en cheveux, tu fais un premier "oh". Avec le Mec Sympa et Audrey on rentre discret dans la salle, on se regarde à la recherche d'une porte nous emmenant vers la scène. Ne trouvant pas on demande à quelqu'un qui nous sort alors la phrase choc "ben la scène est là". On regarde un peu partout et on voit en effet une "scène" de 3cm de hauteur. Laisse moi te dire que j'étais bien surprise. Plafond bas et scène inexistante ça sentait le concert underground que tu ne feras jamais disons à New York.
Première partie, Terminus, groupe un peu expérimental electro français. Pas mauvais style M83 ce qui peut réjouir son hans, mais le hans était surtout dehors à ce moment là, donc en fait je ne peux pas trop en parler. Je n'ai vu que trois chansons. Le public avait l'air d'accrocher en tout cas. Et pas que parce que la chanteuse était du genre très jolie.



Arrivent donc ensuite les Ratatat en duo. Pas de mec au clavier cette fois ci. Une toile blanche tendue derrière eux sert d'écran pour de droles de vidéos. Des oiseaux qui se retournent brusquement pour te regarder ou des choses du même accabit, ça fait flipper légèrement la frange. Le Barbu était comme fou manière guitar hero. Vas y que je me penche en arrière comme Néo dans Matrix, que jte tourne mes cheveux manière heavy metal. Le son est parfait, pas de fausses notes. Les gens tappent au plafond. Poussent des petits cris de betes pendant wildcat (étirée à l'infini j'ai savouré tu peux pas imaginer). Tout a été parfaitement interprété, une énergie communicative, une bonne humeur dans la salle. Bref. En une semaine de temps, passé de Bercy avec Kanye West à la cave aux poètes avec Ratatat me semble complètement fou.


28/11/2008

TOP TOP OF THE WORLD BABY

Kanye West à Bercy c'est presque déjà Noël. Mel/Automatic Druggie a déjà fait une bien belle review du concert du galopin sur son blog et vu que j'étais avec elle, ma review n'apportera rien de plus. MAIS je la fais quand même.



Jeudi soir donc arrivée en urgences sur le parvis de Bercy. Des masses de gens partout. Un peu comme si on avait déclenché la sirène de la fin du monde. Des vendeurs à la sauvette dans le metro, des groupes de gens qui s'arrêtent brusquement de marcher le regard concentré à la recherche de quelqu'un dans la foule. Tu vois un peu le genre.
Dans tout ça je me presse, je passe moi aussi mon coup de fil pour retrouver mon petit monde. Un mec Sympa, Automatic Druggie et Sam. Bercy c'était une première pour moi. Bien grand, bien stade de france, bien pas intime cette ambiance. Quelque part je m'en fiche puisque c'est pour Kanye West. Le seul show à l'américaine que je suis prete à accepter en souriant.
Je passe sur la première première partie composée d'un melting pot de groupes et artistes venus faire une petite chanson façon hit machine. Pas de trucs marquants. Excepté peut etre les chorés de la chanteuse. Puis vient enfin le gros son. The Roots. Les mecs qui se rammènent en courrant façon fanfare rentrant sur le terrain de foot. Leur musique je ne connais que très peu, un tort je le reconnais, mais c'est ainsi. Du coup je ne pourrai pas dire si par rapport à leur concert de 94 à machintrucbidule c'était mieux ou pas. Il n'empêche que je suis juste restée la bouche ouverte face à la technique de ces mecs. Moi qui d'habitude n'en a rien à faire (si un morceau avec deux accords et un pot de yaourt me fait vibrer ça me marquera plus qu'un morceau de Mozart) et bien là la technique rajoutait au bon flow de la chose. Tu sens que les mecs s'amusent mais qu'ils sont aussi capables de te faire des solos de guitare de (pardon l'expression à l'avance) gros enculés pendant bien 10min avec une aisance déconcertante. Douze coeurs pour leur morceau normalement en duo avec Erykah Badu qui était juste énorme de puissance. Douze coeurs aussi à l'homme au tuba ou je ne sais quel est le nom de cet instrument qui était capable de sauter sur place avec et de suivre les chorés de ses potes sans soucis. Donc The Roots malgré quelques moments un peu longs c'était une claque de technique. Merci les artistes.

Pause. Longue pause. TROP LONGUE PAUSE. Les gens commencent à se plaindre, que fait Kanye? Les lumières s'éteingnent. L'écran s'allume, effet perdu dans l'hyper espace. Petit mix avec stronger qui fait plaisir dedans. On découvre le drole de décor de la scène avec un sol un peu comme des vagues ou un chemin sinueux. Juste devant la scène à proprement parler, se trouve une seconde scène plus basse où sont les musiciens. Kanye arrive sous les cris de furie de la foule. Le grand spectacle peut commencer. Kanye se met à faire l'acteur studio en parlant à Jane, sa pote façon K2000 qui lui raconte des trucs comme "you're the biggest star in the universe". Kanye qui accueille ces compliments sans frétiller façon benouiquejsuislemeilleur. Pour te dire donc, la trame du "spectacle" c'était ça. Kanye qui ne peut pas rentrer chez lui parce que le moteur est noyé et donc il parlotte avec Jane l'ordinateur et puis parfois avec des boules blanches descendues du plafond où un visage digne d'un jeu vidéo apparait et lui redonne un petit coup de compliments (we neeeeeed yooouuu), le tout avec le très grand jeu de comédien du Kanye (j'ai rit j'ai rit mes petits). Dans le genre kitsh la mise en scène ne pouvait pas etre plus quand disney rencontre star treck. On a quand même eu un monstre façon série Z (si l'alphabet avec une autre lettre après le Z ça aurait été encore mieux) qui est venu manger Kanye.
Mais ne va pas croire que je me moque. ENFIN UN PEU QUAND MEME mais pas que. Parce que musicalement y'a pas à tortiller des fesses c'était parfait. Presque tout Graduation. Un Good Life qui durait comme il faut repris en choeur par la foule, un Jesus Walks M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E, un Gold Digger tellement jouissif . Pour terminer Love Lockdown EN SEPT MINUTES (amour, regarde un peu pour te donner une idée) avec les musiciens fous (avec des sortes de masques mi soudeur mi masque à gaz) qui frappaient et frappaient encore les tambours et Kanye donnant tout, criant comme un animal, tappant du pied, sentant la violence et la frustration, l'amour et tout et tout. Je battais la rythmique sur ma poitrine la main en l'air et les détails ridicules de son show ont tous disparu de mon esprit tellement c'était bon.
Alors oui, la mise en scène était too much, il n'y avait pas de guest, Kanye a la grosse tête, mais Kanye West me touche et puis c'est tout. Seul regret de la soirée, ne pas avoir entendu plus de morceaux du nouvel album, coldest winter et streetlights m'auraient comblée.

pix by ASdesign46