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26/09/2009

The Dodoz - The Dodoz


Il n'y a limite plus besoin de présenter les Dodoz. Groupe issu de la scène rock toulousaine ayant fait ses galons avec les blousons en cuir parisiens. Quand les uns se sont empressés de sortir leur album (souvent mauvais) pendant que la vague était haute, les Dodoz se sont laissés le temps de faire les choses correctement. Cette expérience de la scène a nourrit leur premier opus.

Cela s'en ressent dès les premiers accords de Middle Of The Night et se confirme de chanson en chanson. Le tout est calibré pour faire remuer les foules. L'énergie est communicative, prend possession de tes molets et remonte doucement pour électriser tout ton corps. J'ai toujours eu un peu de mal avec la voix de la chanteuse, trop légère pour mes oreilles (parce qu'en fait j'aime les voix d'hommes, donc bon) mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Evidemment on sent très bien les influences du groupe, on sent le goût d'outre manche, oui mais après toute la soupe en boite que l'on nous a servit sous couvert du renouveau du rock chez les moins de 20 ans, on est heureux d'entendre que certains ont bien retenu leurs leçons. Essai parfaitement transformé.



14/09/2009

Pascal Comelade - A freak Serenade


C'est étrange de voir comment le destin est fait. Mes amis très loin de toute considération hypeuse, ne jure que par Pascal Comelade (certains ayant même joués avec lui à Paris). Ne voyant pas qui il était mais remarquant leur passion pour le monsieur je m'étais renseignée, histoire de. Je ne voulais pas mourir idiote. J'avais découvert un univers haut en couleurs, avec des sons étranges, des instruments jouets et beaucoup de beauté à l'intérieur. Et il y a de cela quelques semaines voilà qu'on me propose de chroniquer son dernier album, A freak Serenade (oublie la pochette très vilaine, cet album méritait mieux). Ni une ni deux j'y cours.

Je ne pourrais pas vous faire le lien avec l'opus précédent, ma critique manquera certainement de cette connaissance (critique de l'album par T, somme toute mieux faite que la mienne). Toujours est il pour moi qui n'est vraiment rien à voir avec ce monde, je suis restée les yeux tout ronds, parfois humides en écoutant cet album.
Passer les deux secondes et demi de bruits fouillis, nous voilà pris dans un grand tourbillon envoutant. Un petit côté balkan (the beat don't make the monk/a freak serenade), film de Kusturica, un peu tristesse de l'humanité ( the return of lux interior the magician) aussi et puis la beauté des gens (vals burlesco) , leurs passions... Ce genre de choses qui fouttent les poils. Un album comme on en fait peu voire plus finalement. ça peut déconcerter au début, déplaire, mais il y a de la magie dans cette manière de jouer, de composer. ça m'a fait voyager dans un ailleurs au ciel gris, un brin mélancolique, mais qui te fait jouer des montagnes russes avec tes émotions.

On dira juste pour le début de la vidéo qu'il aime être ponctuel.



29/08/2009

Boat Beam - Puzzle Shapes


Chaque année, il y a les albums que l'on attend frénétiquement en se rongeant les ongles, et puis ceux que l'on découvre par hasard. Celui de Boat Beam fait partit des bijoux fragiles que l'on fera écouter dès la rentrée aux amis tout en voulant jalousement le garder pour nous.

Puzzle Shapes (c'est le nom de l'album) est l'union délicate de trois voix féminines, celles de Josephine (australienne), Alisha (américaine) et Aurora (espagnole). Trois cultures différentes et pourtant une musique à l'harmonie parfaite.
Cependant l'album ne s'ouvre pas sous les meilleurs hospices. En effet, le titre Igloo, au demeurant sympathique, ne promet pas monts et merveilles. Certes la mélodie est jolie, certes les jeunes filles ont un potentiel mais il manque la magie. Il faut attendre plus de la moitié du morceau pour que le déclic se fasse. Le piano se fait plus sérieux, une voix se détache, les choeurs arrivent, s'emballent, et sans s'en rendre compte on est déjà tombé amoureux. Le voyage peut commencer. Entre pop sombre (Falling Over/One becomes two), et folk lumineux (Lion Hunt/ The Rain Pauly), l'esprit de l'auditeur prend de l'altittude, s'ouvre à d'autres horizons, les paysages défilent, se raccroche à ces murmures.
On redescend doucement après les 9 autres chansons, avec un morceau (Puzzle Shapes) piano/violons/voix qui laisse une douce mélancolie au coin du coeur.




25/08/2009

Amanda Blank - I Love You


Les vacances terminées, je m'occupe de ma critique. Amanda Blank est une fille blanche qui fait du rap avec de vilains mots dedans. On se souviendra tous du titre Loose avec Spank Rock, des biatch, et une Amanda les fesses à l'air sur ses toilettes. Fin un truc classieux quoi. Dernièrement on la retrouve en copinade avec le dj rémois Yuksek sur le titre extraball. On pourrait donc légitimement douter de l'intérêt d'écouter son premier album solo paradoxalement intitulé I Love You. N'empêche qu'on aurait surtout tort.

Alors oui Amanda Blank est toujours au top de la vulgarité avec ses lèvres glossées à l'extrême. Certes. Mais parfois on aime bien les petites trainées non? Ne cachons rien à personne, les propos de la Amanda tournent très vite en rond. On résumera cela par : Amanda arrive à une fête avec des copines, elles dansent, les mecs veulent les chopper. Après deux possibilités, soit Amanda est en mode pussy in action et va faire craquer sa culotte (qu'elle ne porte peut être pas), soit Amanda va l'insulter parce que zut, elle était là pour danser quoi et puis les mecs c'est tous des porcs. C'était juste pour l'ambiance de la chose. Là on pourrait croire que jte vends mal le produit puisqu'on y trouve toujours aucun intérêt. TATATATA, vous faites fausse route. Dès le premier morceau Make It Take It, on se prend claque sur claque. Une production taillée dans le diamant. Tous les titres sont des tueries dancefloor en marche. Un peu comme si Amanda avait parfaitement fait la synthèse de ce qui faisait bouger les booty depuis trois ans. Même le titre Make Up (qui parle effectivement de maquillage hein) est d'une redoutable efficacité. Dans le style bourrine de la compétion Amanda Blank fait très fort.
Arrivé au titre A love song (feat Santigold et avec un sample chippé à un rappeur des années 80 mais dont je ne me souviens pas le nom) on se souvient brusquement que derrière la castratrice des grands jours se cache aussi une fille qui cherche un garçon doux comme du savon (elle le dit) et qu'elle n'est pas seulement la nana qui va te marcher dessus avec ses talons aiguilles. Evidemment pause de courte durée, puis qu'enchainer avec le morceau DJ d'une lenteur moite ambiance club en fin de soirée, jouissif à souhait.
Rien que pour Might Like You Better cet album vaut le coup. La petite batterie bien envoyée juste avant le refrain, les déformations de voix à foison, des paroles de chaudasse qui font plaisir à tout le monde (aux garçons et finalement aux filles qui ont toutes ce petit côté dirty). Si ce titre ne se retrouve pas dans toutes les playlists de dj du moment c'est à n'y rien comprendre.
I Love You se termine par une très jolie chanson (sans ironie) en duo avec la suèdoise Lykke Li. Juste pour faire taire les mauvaises langues qui ne voient pas le rôle que joue la Amanda.


07/08/2009

Inlove - Stories


Derrière ce pseudo se cache une jolie blonde née au Nigeria, mannequin pour les plus grandes marques, BREF, le genre de passé qui fait rêver sur papier glacé. Après plusieurs collaborations avec DJ Cam (qui deviendra vite son agent artistique), elle sort son premier opus, sobrement appeler Stories.


Quelques notes de pianos, des beats trip hop, et cette voix au milieu de tout ça, sensuelle, chaleureuse, légère comme une caresse. A l'écoute de l'album on a l'impression d'être le spectateur d'une histoire d'amour. Avec la découverte de l'autre, les premières discussions, les premiers baisers (sweetest rain), les premières nuits mais aussi les disputes (fight). Quelque chose de très intimiste, de doux, comme un parfum ennivrant qui flotterait dans la pièce. On sent très nettement ses influences puisées dans la musique noire, Stevie Wonder, Ella Fitzgerald, ou encore Erykah Badu. Un rapport très charnel à la musique avec ce petit côté retro qui fait le charme de la chose. Inlove porte son nom et raconte de très jolies histoires, à n'en pas douter.



EN ECOUTE ICI.





26/07/2009

Heartbreak Hotel - Snake Eyes


Heartbreak Hotel est la rencontre de Nikola Acin (chanteur des Hellboys, aujourd'hui décédé) et de Yarol Poupaud. Voilà pour la partie bio du groupe. Pour le reste il faut simplement écouter et ressentir les choses.

L'album Snake Eyes propose en 11 titres un voyage dans l'amérique profonde façon road movie. On y croise tour à tour des vieux monsieurs aux airs de cowboys sentant la poussière et l'alcool (snake eyes), les fantômes de Johnny Cash (Inseparable) , Presley (Coconut Juice) ou du Dylan d'autrefois, des femmes (O'Caroline), les joies et les peines (The day the rain came down). Va savoir pourquoi, ces visages me font penser aux photographies de Robert Frank qui sillonna dans les années 50 les Etats Unis captant mieux que personne ce qu'était le coeur de ce pays, ses habitants dans leur quotidien, sans le glamour de la pellicule d'Hollywood. Cet album me fait penser à tout ça, à toute cette vérité humaine.
Et puis il y a ce deuxième morceau (qui aurait pu figurer à la BO d'Arizona Dream) "fantôme de cimetière" qui prend une dimension toute autre maintenant que Nikola Acin est mort. Tristement prémonitoire, heureusement faux, sa voix est loin d'être oubliée. Il y a aussi de ça sur ce disque, une sorte d'oiseau de mauvaise augure qui plane de chanson en chanson. On sent la mélancolie mais comme les hommes solitaires la vive, sans larmes, et sans guimove, la tête haute. Finalement c'est là que tout devient touchant, quand les émotions transparaissent sans le vouloir.

Une phrase est écrite sur l'album, "sentimental country music & cowboys blues". C'est exactement ça.


Notons que la version à paraitre le 24 août prochain, comprend un dvd bonus. 12 courts métrages réalisés par Melvil Poupaud, le duo Ultra Orange, les Shades, Dimitri Coaste ou encore Ovidie. 12 artistes, douze hommages différents.


27/06/2009

We Are Enfant Terrible - Thanks For The Fish


We Are Enfant Terrible j'en entendais parler mais je n'avais jamais pris le temps d'aller écouter. Pourtant ils avaient un nom rigolo en franglais (pas les seuls n'oublions pas I"am a Chien), une brouette de bonnes critiques et une chanteuse à frange (avec une voix sexy as hell). Ouais mais quand j'ai pas envie j'ai pas envie. Je n'y viens que maintenant et ça tombe plutôt bien étant donné que leur premier EP, Thanks For The Fish est désormais dispo.



Seulement cinq morceaux mais pas des moindres. On joue vite et fort. Pas de trèves pour les jambes qui s'affolent. Le groupe surfe entre coups d'éclat electro rock (Lobster Quadrille) à la manière des Crystal Castles ou d'une Peaches et des mélodies plus pop (Seagull). On aurait tort de s'en priver.








01/06/2009

Sebastien Schuller - Evenfall

05/08/2008

Metronomy - Nights Out



Au rayon des bonnes surprises de l'été que l'on attendait pas forcément, se trouve le second album de Metronomy. Même si leur surpuissant Radio Ladio reste l'un des morceaux cultes de mon année, je doutais de la capacité du groupe à faire un album de ce calibre. Je m'étais mise la mouffle entière dans l'oeil.

Nights Out m'a laissé la même impression que celui des Klaxons. Le groupe aurait pu tomber dans un long copier coller de leur tube sans chercher à se réinventer mais l'album surprend dès le premier titre. Une intro profonde voire triste qui glisse doucement dans l'électro. C'est un peu comme rentrer dans une eau froide. Le corps doit d'abord s'habituer à la sensation glacée qui s'empare de lui. Puis une fois que l'on y est on s'y sent bien. Pour dire vrai je réécoute en ce moment même l'album en tentant de trouver les mots justes pour vous donner envie d'y jetter une oreille attentive. Mais je peine à décrire ce que je ressens. Nights Out donne dix mille images à la secondes dans la tête. Des corps qui en aspirent d'autres, des chorés de folie, des histoires tristes, des yeux grands ouverts, des voitures lancées à grande vitesse sur l'autoroute, des lumières fuyantes. Clipesque au possible. Je vous dirais que My Heart Rate Rapid me fout dans un état pas possible. Cette batterie seule, complètement folle au début, vingt secondes plus tard un autre bruit, une drôle de voix, une montée en puissance et une espèce de transe s'ensuit. Après ça se poursuit en grand moment de jump dans la pièce en tournant sur soi et une envie frénétique de donner un grand coup sur la batterie dès que la pression monte. C'est totalement primitif. Je ne l'explique pas. Parfois il y a même des moments de pop version 2008 avec Heartbreaker ou A Thing For Me. Avec des histoires de filles qui aiment des garçons, des histoires de déceptions, des choses parfaitement post adolescence. Ou encore des instants de bravoure épique avec le morceau On The Motorway. Tu n'auras pas assez de tes deux pieds pour danser.


07/06/2008

Born Ruffians - Red Yellow and Blue


Dans l'imaginaire collectif, le Canada est partagé musicalement entre la variété en français tendance grande voix insupportable à la Céline Dion (notre président aura choisit sa préférence) et les groupes fanfares folles comme Arcade Fire. Cela va sans dire on penche nettement plus du côté des anglophones avec les Born Ruffians. Basés à Toronto, les trois compères qui forment ce groupe vont réjouir tes jours d'été.

Il y a des bruits d'oiseaux, une musique qui coule comme de l'eau, des notes scintillantes, une ambiance de copains barbus à chemises de bucheron, de la nostalgie et des sifflements. Une prommenade champêtre qui donne envie d'avoir une robe à fleurs et des cheveux longs, de faire de la poterie et de faire des bouquets. On tend niveau chant à se rapprocher de la voix si particulière du chanteur des Clap Your Hands Say Yeah. Quelque chose de nasillard, voire d'insupportable pour qui ne s'y attend pas, mais finalement très addictif si on avait aimé les premiers. Et comme c'est mon cas, je leur fais un grand sourire. Mais on en reste pas là dans la bonne ressemblance. Hummingbird pour tout te dire aurait pu être un morceau des Vampire Weekend que ça ne m'aurait pas étonnée. Et ce n'est qu'un exemple pris dans le tas. Pour le reste ça chante très fort à tendance cri de joie désespérée, ça s'accompagne de choeurs bien virils qui partent parfois en mignon bordel, les guitares t'électrisent la journée et la batterie te fait frétiller la frange.

01/05/2008

Cut Copy - In Ghost Colours


L'Australie c'est Kylie Minogue, des surfeurs, des kangourous et accessoirement des surfeurs. Alors quand on m'a parlé de Cut Copy, que j'ai vu la blondeur du chanteur et que j'ai lu "melbourne" je suis partie avec un peu d'a priori. Surtout que leur premier album était rentré par l'une des mes oreilles et était bien vite repartit. Pour preuve j'en avais oublié leur existence. Mais le printemps rend curieux.

In Ghost Colours débute par Feel The Love un titre qui donne l'impression d'avoir été fait avec des pupilles dilatées un jour d'été. Une savante pop electro. On ne comprend pas trop où tout cela va nous mener et puis Out There On The Ice se rammène avec une intro très "bienvenue tu as passé la porte du club". Alors oui nous sommes arrivés, les lumières illuminent tes pas, les corps commencent à se mouver. Lights and Music. Quelle bonne transition. On s'enivre. Le refrain résonne dans la tête. On regarde autour de soi, on s'étourdit. We fight for Diamonds nous laisse le temps de nous retourner et de trouver un visage familier dans la foule. Des sourires, des souvenirs, Unforgettable Season et Midnight Runner font travailler la mémoire. Les sens sont en éveil. So Haunted rammène à la réalité, au bruit des amplis, au début c'est saturé et puis on t'attrappe la main et c'est repartit. Petit nuage brumeux, et la fête continue. Les corps se rapprochent, les coeurs s'emballent, Hearts On Fire est un petit bijou. Far Away s'écoute la tête en arrière (malgré son petit refrain désagréable CE MORCEAU QUOI), des voix aïgues, et on lève la main en l'air au niveau des deux minutes de morceau. Jouissif. Strangers In The Wind te racompagne à la maison, un peu sonné mais heureux de ta soirée. Une petite embrassade sur Nobody Lost, Nobody Found, une main sur la nuque, et Eternity One Night Only cloture l'album.

17/04/2008

Cajun Dance Party - The Colourful Life


L'album des Cajun Dance Party était étonnant l'un des albums du printemps que j'attendais le plus. Je pense que cela est du au bonheur produit par des titres comme Amylase. Les démos fleurissaient dans les moindres recoins du net mais toujours pas de trace des tournesols.

Colourful Life ouvre l'album. Je ne sais pas si c'est l'influence de la pochette qui opère sur ma vision de la musique mais tout ça donne furieusement l'envie de prendre la voiture, récupérer des amis, s'arrêter dans un champ et courir jusqu'à ce que nos jambes ne nous portent plus et qu'on tombe par terre en riant. L'herbe est fraîche, les visages baignés de soleil. The Race s'écoute sur les coups de 19h quand la lumière décline, rendant à la verdure des reflets dorés. Cet accent typiquement anglais est comme une mélodie à part entière. C'est agréable au creux de l'oreille, ça me rappelle les Kooks, et me donne le sourire. Time Falls c'est parfaitement le sentiment que l'on a en quittant un endroit où les bons souvenirs sont. On observe l'endroit en profondeur, les lèvres pincées en se demandant si quand on reviendra les choses seront les mêmes. The Next Untouchable (CETTE GUITARE) rythme la soirée. Les bons souvenirs laissent place à des mauvais. L'incompréhension, des moments râtés. On sent plus irrité, peut être un peu énervé. C'est comme un nuage de fumée noire au dessus des têtes. La musique se fait plus calme, les gens sont fatigués, se rapprochent, parlent plus bas. Des images fugaces d'amour contrarié, d'amour perdu. No Joanna. Elle est jolie, pleine de douceur, de tendresse mais aussi de tristesse. Puis quelqu'un met la musique plus forte, les gens se lèvent du canapé, sautent dans tous les sens, on efface pour mieux continuer. Amylase fait toujours cet effet là. On repense au début de cette journée, quand le réveil a sonné, qu'on s'est habillé pour aller boire un café, puis qu'on a décidé de ne pas passer toutes ces heures tout seul. The Firework a de belles couleurs. Les gens sont partis, la fete est finie. On prend son manteau, son sac. Retour à la maison. Buttercups c'est un peu mélancolique mais à la fois lumineuse. Tout se termine avec The Hill, The View & The Lights (seule et unique chanson en duo) et le sourire de la blonde de l'appartement d'à côté. Jusqu'ici tout va bien.




EDIT 24/04 : Liens remis à jour

14/04/2008

Estelle - Shine


C'est grâce à Manon que j'ai découvert Estelle avec la chanson single American Boy, duo bien comme il faut avec Kanye West. Un tube imparable, surfant sur la fameuse vague du "voilà ma nouvelle protégée, t'as vu comme elle en envoie?". Dit comme ça on pourrait croire que je n'avais pas aimé, ce qui est terriblement faux. Ce qui est vrai par contre c'est que je pensais qu'Estelle ne valait pas plus que ce morceau.

Shine, l'album donc, est classé dans la catégorie Rn'B de mon itunes ce qui est un peu la honte, mais qui est surtout une méprise énorme. Au regard des différents featuring présents sur le cd, l'ombre d'une fille chantant du chop chop pidou est bien loin. Estelle s'entoure bien,ohn Legend,Kanye West,Cee Lo (tu sais les Gnarls Barkley) ou encore Wyclef Jean pour ne citer qu'eux. On débute très fort avec Wait A Minute (que tu peux trouver plus bas dans la playlist) qui pourrait être l'oeuvre d'une rencontre entre Marie J Blige et Beyoncé. Ce qui est somme donne du piment à un plat un peu simpliste. Ce qui donne aussi envie d'inviter tes amis danseurs professionels pour une petite battle de chorés hip hop bien sentie (si comme moi tu n'as pas ce genre d'amis tu as le droit d'imaginer). Parfois Estelle se lance dans la soul mais en disant bitch dans ton morceau ça complexifie la chose (No Substitute Love) du coup pour dire qu'une femme moderne et libérée ça a aussi des sentiments on met des choeurs gospel et ça fait une très belle chanson (More Than Friends). On rigole aussi avec ses amis comme sur American Boy qui sonne davantage comme un morceau de Kanye et pas avec Kanye (mais ça on s'en fiche pas mal le morceau balance ton booty). Je ne vous l'avais pas encore dit mais Estelle est une anglaise, ce qui change pas mal de choses. Ce qui fait par exemple qu'elle a du se ballader dans les mêmes rues que Lilly Allen et que parfois la musique s'en ressent (ou serait ce juste parce que Mark Ronson produit le morceau?) dans Magnificent qui sent les quartiers black de nothing hill. Petit voyage qui perdure avec Come Over. Mais Londres in the streets c'est aussi des immeubles HLM, des kids, de la fumée, du groove ce qui fait des morceaux entêtants à l'image de In The Rain, Pretty Please (saut dans le temps garanti) ou Shine.
Sur la totalité de l'album on ne gardera que le meilleur mettant de côté des titres guimauve comme Back In Love qui dit "peau de bête+feu de cheminée+petit pull cachemire". Estelle pourrait être ton plaisir du printemps.

06/04/2008

Guillemots - Red


Pour ne pas vous mentir, les Guillemots étaient pour moi un succès d'estime. Un album avec des très bons morceaux mais tellement chiant à écouter en entier. Et puis de toute manière on savait jamais prononcer le nom du groupe correctement, entre ceux qui disait le -e et ceux qui nous le mangeait, ce groupe était dérangeant. Pourtant Trains To Brazil c'était un peu la chanson pour sauter sur des bancs en pleine ville. Puis le temps passe, on oublie légèrement les Guillemots et voilà Kriss Kross (on dirait le nom des biscottes suèdoises) et on pousse un WAHOU. Red, nouvel album, nouvelle critique, nouvel avis.


Un tunel, une gigantesque boule rouge vive composée de fils entremêlés. Kriss Kross se la joue cavalier des plaines underground. La rythmique va dans tous les sens et les Guillemots nous font tourner très vite sur nous même, on en oublie comment le groupe sonnait auparavant. Big Dog c'est un peu le piège d'un blind test tellement ça pourrait être du LCD Soundsystem. Les Guillemots se lâchent. Terminer le côté formation complexe, multi genres pour intello à lunettes rectangles. La danse unit les gens. Falling Out Of Reach apparait comme le quart d'heure américain de la soirée. Les corps se rapprochent, ondulent en douceur, les filles ont les yeux qui pétillent. A l'arrivée du choeur limite gospel, les lèvres se collent et c'est agréable. L'album Red c'est ta surboum, le bal de promo que tu n'as jamais fait. On garde un sourire, on enchaine sur Get Over It a reprendre absolument avec la moitié de la salle pour plus d'effet. Clarion sonne comme l'intrus de l'album, on zappe. Last Kiss, tu mets tes fausses ray ban, tu lèves les bras en l'air, tu fais le shaker avec ton corps pour épater tes potes. La fete s'emporte, Cockateels passe, arrive Words. On se fait des promesses pour la vie. La prommenade sur le terrain de sport se fait sur Standing On The Last Star. Don't Look Down te raccompagne jusqu'à la piste de danse, la romance est encore dans l'air mais elle est remplacée par une furieuse envie de bouger. Le bal est terminé, la limousine, le baiser, des souvenirs. Take Me Home.

22/03/2008

M83 - Saturdays = Youth


M83 reste incontestablement l'artiste français qui me touche le plus. Il y avait eu mon amour pour America, ses voix d'enfants venues de tellement loin, ce côté etouffant presque angoissant. Puis courrant 2007, retour d'Anthony Gonzalez avec le sublime Digital Shades Volume I. J'avais à peine eu le temps de m'en remettre que vient déjà son successeur, Saturdays = Youth. Je pourrais rester des heures à vous parler de ce titre, de cette pochette. Tout semble si bien aller ensemble. Ces adolescents en groupes séparés, chacun comme les parties d'une photo différente et pourtant mis ensemble. J'en oublierais presque de vous parler de l'album.

You, Appearing (non mais ces titres aussi, deux mots et puis ça dit tellement de choses), du piano puis peu à peu des sons annexes s'ajoutent à la mélodie, une voix de femme. Et c'est si planant, si onirique qu'on se laisse aller. Les images défilent. Kim and Jessie suit. J'ai envie de croire que c'est l'un des couples de la pochette. Tout semble s'emboiter parfaitement. Les paroles et la musique. Le parallèle va vous paraitre étrange mais quand on écoute ce morceau, je me mets à penser à l'album des Teenagers et alors là je me dis "ouais les gars mais c'est tellement plus vrai dans le son de M83". Skin Of The Night ressemble à une première fois façon fleur bleue. C'est d'une jolie douceur, mal assurée. Graveyard Girl a une rythmique qui me rappelle No Cars Go des Arcade Fire, ne me demande pas pourquoi. C'est peut être pour l'effet similaire produit par les deux chansons. L'envie d'écraser l'accélérateur et de regarder le paysage se mouvoir par les vitres de la voiture. Couleurs s'enchaine alors très bien. Up parait etre chanté par une jeune fille fluette, à la voix incertaine, cristalline. Une sorte de pop électrifiante. We Own The Sky, ces fins de mots soufflés, M83 est parait il aussi le nom d'une galaxie. Je vous place ça ici. A vous de faire le lien. Highway of Endless Dreams (je suis désolée de vous rabacher ça mais une minute de silence pour la beauté de ces titres!) c'est un peu du Mogwai de luxe. De la guitare mais des sons sortis tout droit du mac. Too Late s'écoute la nuit avec pour seul éclairage les lumières de la ville. On sent une chaleureuse tristesse nous envahir mais elle est agréablement enveloppante et rassurante. Dark Moves Of Love augmente la pulsation de ton coeur, te fait ouvrir en grand les yeux et incliner ta tête en arrière. La fin du voyage arrive et on tente de conserver les moindres détails dans sa mémoire. La lumière, les gens, les couleurs, les sensations. Saturdays = Youth se cloture avec Midnight Souls Still Remain, 11min11 de mouvements en apesanteur. C'était juste une belle soirée.


The Kooks - Konk


Les Kooks, je le dis souvent, est le groupe que je partage avec les filles de 14 ans. Moi aussi je sens mon coeur s'emballé sur Seaside, et ma frange frétillée pour If Only. Sauf que moi j'ai touché le postérieur de Luke Pritchard ce qui me vaut de passer au rang au dessus, et oui ma fille, cela peut arriver. On rigole on rigole, et on continue puisque le titre de leur deuxième opus est Konk ce qui, passé la référence musicale, reste un mot assez rigolo. Luke a pris des joues et ça veut dire beaucoup quand on sait que je l'appelais le joufflu. Max le joli blond remplacé temporairement après des histoires de drugs par un bassiste velu du torse et physiquement apte à rejoindre les Babyshambles, est revenu avec ses compagnons. Le rouquin est toujours de la partie. On ne change pas une équipe qui gagne. Je la joue frivole mais c'est pour dissimuler la peur que j'avais en écoutant l'album. Parlons en justement.

Konk débute avec See The Sun, ça sent la fin de l'été, la dernière ballade sur la plage les cheveux au vent. Puis ça s'emballe quelque peu et de tout seul les pieds dans le sable tu te retrouves avec ta bande de copains sur le dos. On court, on s'éclabousse, on sourit et on savoure les derniers souvenirs des vacances. Ce qu'en somme, la musique des Kooks a toujours été. Vient la chanson single, Always Where I Need to Be, gentillement rockn'roll avec des tutututu faciles à reprendre en coeur pendant les concerts, une rythmique efficace pour battre des mains et tapper du pied. Luke a gardé sa voix d'adolescent moyennement mué mais si agréable. On jouerait bien avec ses bouclettes. Puis d'un coup d'un seul on parle de la vraie vie des adultes et on se dit mince, les Kooks ont quel âge en fait? Mr Maker sonne pourtant comme une ballade pour jolies filles (les moins belles aussi d'ailleurs, on est pas raciste de la laideur). Une petite guitare un peu à Ooh La. N'empêche que ce morceau est un peu la première fausse note de l'album. Les enfants nous avons pas tous 14 ans et des rubans dans les cheveux. Do You Wanna se rattrappe. On repasse à de l'électrique plus puissant. Une musique qui s'énerve à la Sofa Song, ouais Luke on wanna là. On te prend même dans les bras à l'écoute de Gap qui pour moi est certainement l'une voire la meilleure chanson de l'album. En vrai je t'avoue que je ne peux physiquement pas résister à la voix de Luke qui fait mon coeur chavirer à 1min et quelques. Love It All c'est mignon, le mot anglais lui va tellement mieux, c'est "cute". Nous n'avons pas affaire à la chanson du siècle mais ça fait pétiller le regard. Un peu fleur bleue. L'intro de Stormy Weather c'est un peu le virage rock des Kooks. Un instant on serait cru perdu. Je passe plusieurs titres pour arriver à la dernière tout en guitare gentille et posée qui fait quand même un peu ska ou Christophe Mae alors on oubliera bien vite.


ALORS, en conclusion j'aime toujours les Kooks, ça fonctionne à chaque fois, je suis faible. Pourtant j'ai bien cru que notre amour était de l'histoire ancienne parce qu'il m'aura fallut trois quatre écoutes complète de Konk pour réussir à écrire cet article. Je trouvais l'album tellement en dessous du premier, un peu facile à réaliser, un peu du "les Kooks c'était mieux avant". Et puis finalement on appuie sur repeat.


01/03/2008

Lykke Li - Youth Novels


Charlotte avait posté une chanson d'elle il y a déjà quelques semaines, peut être même quelques mois. Je trouvais ça charmant, un charmant d'autre temps. Dans la foulée j'avais fait écouter ça à une de mes soeurs qui avait dit "artisanal mais mignon", puis hier à une autre de mes soeurs qui pensait que c'était l'oeuvre d'une petite japonaise. Il n'en est rien, Lykke Li est suèdoise comme El Perro Del Mar ou les Peter Bjorn And John. La suède est restée longtemps dans le vide musical au niveau mondial mais depuis plusieurs années, on les retrouve dans tous les bons coups. Le fait de passer la majorité de l'année en nuit perpétuelle les inspire on dirait. Le premier album de Lykke Li s'appelle Youth Novels. Tout un programme.

Un petit synthé chiné à la Au Revoir Simone, des sons me rappellant Andrew Bird, une voix qui ne chante pas encore, qui nous parle calmement. Les paroles semblent être les idées écrites secrètement sur les pages blanches d'un journal intime. Le sens est métaphorique, ce sont des idées fragiles. J'ai envie de croire que c'est une adolescente qui les griffone. Peut être à cause de cette voix un peu fluette, mal assurée. De cette légèreté qui s'en émane. On y parle d'amour simplement (little bit). Des trucs de filles vous me direz. Mais il y aussi de la drôlerie (i'm good, i'm gone) , des pirouettes (dance. dance. dance/Breaking it Up) et des mélodies qui donnent envie de battre le rythme (encore i'm good i'm gone mais je vous le dis c'est une des meilleures). La pop va bien au jeune fille, elle leur donne un joli teint, fait briller leurs yeux, les rend espiègle, fait battre leur coeur, les rend attirante. Il suffit de tendre l'oreille. C'est parfois surprenant, déroutant (This Trumpet In My Head) . Parfois la pop s'électrise (Complaint Department), et puis parfois c'est juste très beau (Tonight).

28/02/2008

Adele - 19


Il faut prendre cette histoire il y a déjà 3-4 mois. A l'époque je lis quelque part (maybe les inrocks) "écoutez Adele c'est l'évènement de 2008". J'écoute Adele et je me dis que parfois les gens se trompent, ce n'est pas grave, je pardonne. Puis les semaines passent et Automatic commence à aimer, à vraiment aimer. Alors je me dis "c'est peut être comme les Blood Red Shoes, je n'aimerai jamais". Et dernièrement je me suis décidée à laisser une dernière chance à Adele en écoutant l'album en entier. Elle a montré tout ce qu'elle savait faire et j'ai été conquise. Je retire tout ce que j'avais pu penser sur elle.

Pourtant ça repartait mal parce que Daydreams était trop dans les démonstrations de puissance de voix. Oh tient elle peut chanter tout doux et c'est joli voire même très joli mais oh tient elle chante aussi très fort et c'est pénible. 3 min 41 quand même cette chanson. C'est long parfois alors on passe à la chanson suivante en croisant les doigts pour que ça soit mieux après. Best For Last. On pouvait pas faire meilleure transition. Et alors là ça devient bon, mais du genre BON en majuscules. Quand le piano arrive on décroise nos doigts pour les claquer en rythme. 4min 19 de bombe soul c'est délicieux. Chasing Pavements, titre single, à la puissance du tube un peu comme un Rehab d'Amy Winehouse. Ce timbre un peu abimé sur les notes les plus fortes... Cold Shoulder c'est encore gagné. On se dandine. Si elle ne sort pas cette chanson en single par la suite je le ferai pour elle. Parce que c'est chouette de chanter Chasing Pavements mais Cold Shoulder ça fait swinger grand mère. Je passe Crazy For You parce qu'Adele est jeune, à 20 ans disait Amel Bent, mais bon là c'est à 19 et bien parfois on se relance dans ce qu'on connait alors on se remet une couche d'expérience vocale, c'est passablement impressionant mais je ne suis pas là pour savoir quelle octave elle atteint. Quand les graves reviennent au début Melt My Heart To Stone, on les prend par les épaules et on danse avec eux. Le First Love d'Adele c'est autre chose que le First Love d'Uffie. Ici ça prend la tournure d'une petite ritournelle enfantine toute simple, dénuée de clinquant mais tellement agréable. Right As Rain c'est funky à la maison. La voix d'Adele a une sorte d'echoe, techinquement parlant j'ai aucune idée de comment on appelle ça mais ça la rend beaucoup plus claire, pure, distincte. Same c'est tellement terrible que si tu n'es pas séduit c'est que tu as oublié d'oter ton cache oreilles en rentrant. Je ne te parle même pas de Tired qui fait passer les Kate Nash and co pour les pépettes de la nouvelle star. 19 se termine par Hometown Glory au piano s'il vous plait. Avoir 19 ans, ne pas faire du 34, avoir une voix de diva ne fait pas tout, les paroles comptent aussi. Je tire mon chapeau à Adele pour ce morceau. Et pour cet album, parsemé d'imperfections mais qui le rend naturel et touchant.

16/02/2008

Love Is All - Love Is All Mixed Up


Depuis quelque temps les groupes indé aiment bien se faire remixer leur album par la fine flore de l'electro du moment. On avait donc déjà pu apprécier le travail fait pour Architecture In Helsinki. Cette fois ci, c'est au tour de Love Is All. Si vous avez oublié (ou si vous ne l'avez jamais su) Love Is All c'est du rock retro de sauvageons chanté faussement par une fille surexcitée mais qui ont tout de même créer des morceaux tels que Busy Doing Nothing ou encore Ageing Had Never Been His Friend hautement addictifs. Du coup j'étais assez pressée d'écouter ce que donnerai la version remixée de Nine Time That Same Song rebaptisé pour l'occasion Love Is All Mixed Up.Je vois déjà les mauvaises langues dirent "pas fichus de faire un second album alors on remixe, solution de facilité, ça n'est bon que pour les bsides de single". Tu le sens le gros doigt que tu t'enfonces dans l'oeil en pensant cela? Va laver ta vilaine langue, et prépare tes oreilles.

Les mélodies ont été tellement retravaillées qu'on en oublie ce qu'elles pouvaient être avant. Etrangement l'accent est mis sur la voix masculine du groupe, Nicholaus Sparding (on est suèdois ou on ne l'est pas). Felt Tip à la sauce Fryars a été lavée de tous ses sons parasites qui rendait l'écoute du morceau quelque peu périlleuse. La voix de Josephine Olausson résonne bien loin, étrangement moins fausse. Beaucoup plus planant qu'agressif, Love Is All Mixed Up s'ouvre en beauté. Spinning And Scratching qui donnait des envies de cavalcades dans les rues à la pleine lune, de concerts à la dérobée, se voit remodelée par Metronomy. A croire que tous les remixeurs de l'album se sont données les mêmes consignes, éliminer au plus la voix de Josephine pour la faire réapparaitre avec puissance sur des moments bien précis. Je ne vous redis même pas qu'à ce stade on a l'impression d'écouter un véritable second album et pas du tout un bis. Je vous parlais tout à l'heure des Architecture In Helsinki et par quelques arragements on pourrait confondre les deux groupes si il n'y avait pas ces pointes si aïgues. L'intro de Busy Doing Nothing (Optimo) donne envie de rouler à toute vitesse en pleine ville et les petits martellements electro en fond sonore me font étrangement pensé à du The Kills. Rien à voir par la suite pourtant. Taillée pour danser les flash dans la figure, on se dit que les remix peuvent être surprenant. En est pour preuve celui de Make Out Fall Out Make Up (The Bees) ressemblant initialement à un hymne de copines, se tinte de sonorités plus funky comme si Mark Ronson était passé par là. Turn The Radio Off (Maps) se mue en morceau de fin de soirée pour le dancefloor. On revient de loin, la tête en arrière, les jambes fatiguées. L'album se conclu avec Felt Tip version lunaire des Hot Chip.
Au final Love Is All Mixed Up s'adresse autant aux amateurs du groupe qu'aux amateurs d'electro. Un beau mariage qui démontre une fois de plus (si il y avait encore besoin) que les genres musicaux ne sont décidemment pas isolés dans leur sphère.



Be Your Own PET - Get Awkward


Les Be Your Own PET avaient un nom drôle, une chanteuse électrique blonde, et des envies de rock cradingue qui auraient dû me conquérir immédiatement. Cependant leur premier album m'était resté un peu en travers de la gorge, bien essayé mais pas confirmé. Je gardais confiance en eux, me disant qu'avec quelques concerts dans les pattes et du temps ils deviendraient bien meilleurs et me feraient frémir comme sur Damn Damn Leash. Le groupe est de retour avec un second album qui vaut beaucoup de point au scrabble avec ses deux "w".

Une chose est claire dès le premier titre, Black Hole, les Be Your Own PET tappent toujours aussi fort et Jemina n'a rien perdu de sa vivacité. C'est bien structuré, ça fait bouger, on est ravi et on en redemande. Becky nous reprend une mélodie bien connue (au plaisir de vos oreilles) avec des paroles toujours aussi charmantes (kick your ass). Les Be Your Own PET ont grandit mais ne se sont pas assagit pour autant. L'album sent bon l'adolescence folle, les concerts à gros pogos, la sueur et l'alcool facile. The Kelly Affair (les noms sentent aussi la série américaine avec piscine dans la cour de l'immeuble) donne envie de tapper des mains en rythme en poussant son voisin. Get Awkward se joue vite, même très vite, les morceaux filent à la vitesse de la lumière laissant peu de chance de s'en remettre. Une tornade musicale accompagnée de grosses saturation de guitares. Il est vrai que parfois les musiques se répètent quelque peu, mais cela passe mieux que dans le premier album. La preuve on se prend à enclencher le bouton repeat...