22/03/2008

The Kooks - Konk


Les Kooks, je le dis souvent, est le groupe que je partage avec les filles de 14 ans. Moi aussi je sens mon coeur s'emballé sur Seaside, et ma frange frétillée pour If Only. Sauf que moi j'ai touché le postérieur de Luke Pritchard ce qui me vaut de passer au rang au dessus, et oui ma fille, cela peut arriver. On rigole on rigole, et on continue puisque le titre de leur deuxième opus est Konk ce qui, passé la référence musicale, reste un mot assez rigolo. Luke a pris des joues et ça veut dire beaucoup quand on sait que je l'appelais le joufflu. Max le joli blond remplacé temporairement après des histoires de drugs par un bassiste velu du torse et physiquement apte à rejoindre les Babyshambles, est revenu avec ses compagnons. Le rouquin est toujours de la partie. On ne change pas une équipe qui gagne. Je la joue frivole mais c'est pour dissimuler la peur que j'avais en écoutant l'album. Parlons en justement.

Konk débute avec See The Sun, ça sent la fin de l'été, la dernière ballade sur la plage les cheveux au vent. Puis ça s'emballe quelque peu et de tout seul les pieds dans le sable tu te retrouves avec ta bande de copains sur le dos. On court, on s'éclabousse, on sourit et on savoure les derniers souvenirs des vacances. Ce qu'en somme, la musique des Kooks a toujours été. Vient la chanson single, Always Where I Need to Be, gentillement rockn'roll avec des tutututu faciles à reprendre en coeur pendant les concerts, une rythmique efficace pour battre des mains et tapper du pied. Luke a gardé sa voix d'adolescent moyennement mué mais si agréable. On jouerait bien avec ses bouclettes. Puis d'un coup d'un seul on parle de la vraie vie des adultes et on se dit mince, les Kooks ont quel âge en fait? Mr Maker sonne pourtant comme une ballade pour jolies filles (les moins belles aussi d'ailleurs, on est pas raciste de la laideur). Une petite guitare un peu à Ooh La. N'empêche que ce morceau est un peu la première fausse note de l'album. Les enfants nous avons pas tous 14 ans et des rubans dans les cheveux. Do You Wanna se rattrappe. On repasse à de l'électrique plus puissant. Une musique qui s'énerve à la Sofa Song, ouais Luke on wanna là. On te prend même dans les bras à l'écoute de Gap qui pour moi est certainement l'une voire la meilleure chanson de l'album. En vrai je t'avoue que je ne peux physiquement pas résister à la voix de Luke qui fait mon coeur chavirer à 1min et quelques. Love It All c'est mignon, le mot anglais lui va tellement mieux, c'est "cute". Nous n'avons pas affaire à la chanson du siècle mais ça fait pétiller le regard. Un peu fleur bleue. L'intro de Stormy Weather c'est un peu le virage rock des Kooks. Un instant on serait cru perdu. Je passe plusieurs titres pour arriver à la dernière tout en guitare gentille et posée qui fait quand même un peu ska ou Christophe Mae alors on oubliera bien vite.


ALORS, en conclusion j'aime toujours les Kooks, ça fonctionne à chaque fois, je suis faible. Pourtant j'ai bien cru que notre amour était de l'histoire ancienne parce qu'il m'aura fallut trois quatre écoutes complète de Konk pour réussir à écrire cet article. Je trouvais l'album tellement en dessous du premier, un peu facile à réaliser, un peu du "les Kooks c'était mieux avant". Et puis finalement on appuie sur repeat.


4 commentaires:

Claire a dit…

Les Kooks je n'écoutais plus, j'avais entendu "always where I need to be", je trouvais ça trop facile, trop inside in/inside out, et puis finalement j'écoute d'autres chansons de Konk, et la conclusion s'impose : ça marche, c'est efficace, ça fait un peu partie de la bande son des futures grandes vacances. Enfin ce sont les Kooks, on accroche à chaque fois; Luke, la guitare frétillante, la batterie sautante...
merci pour les mp3 ;)

Camille says OOPS. a dit…

Magnifique chroniqu (encore une) ça me donne terriblemet envie d'écouter cet album.
Tu es vraiment douée pour parler musique.

Juliet a dit…

Ca y est je l'ai téléchargé mais toujours pas écouté. Par contre Max est définitivement parti du groupe. Depuis un peu plus d'un mois je crois.

Suzanne M. a dit…

Putain Marion, je dis BRAVO quoi ! C'est tellement bien écrit, tellement beau. Il n'y a rien d'autre à ajouter. xx